Exprimer ses émotions, c’est bien, employer le “JE”, c’est mieux !

Exprimer ses émotions

Il est très sain d’exprimer ses émotions, que ce soit facile pour certains, difficile pour d’autres.
Pourtant, il ne faut pas garder pour soi ses émotions, voir les étouffer, qu’elles soient positives (il faut les partager) ou négatives (il faut les extérioriser).

Dans le cas d’une émotion négative, exprimer ses ressentis psychique et physique est salvateur, encore faut-il employer les bons mots et les bonnes phrases.

Bien souvent en situation de stress, de fatigue, de colère, de tristesse, vous pouvez être amenée à vous exprimer avec un ton accusateur : “tu m’énerves ! tu fais exprès de m’énerver ! tu es pénible ! tu es nul ! tu ne m’écoutes jamais ! tu es un menteur ! tu ne me comprends pas ! tu es méchant ! tu es agressif ! tu me donnes mal à tête ! tu me fatigues ! TU ES ! TU ES ! TU ES !!!!!!”

L’emploi du “TU” est dévastateur à tout point de vue : il est accusateur, il est blessant, il tend à faire croire à la personne qu’elle réellement nulle, méchante, menteuse, agressive, etc… à force de le répéter en boucle. Vous rendez aussi peu à peu responsable la personne de tous vos maux. Cela vaut pour votre conjoint, vos enfants, votre famille (parents, frères et soeurs…), vos amis, vos relations de manière générale.

Dans ces cas-là et même si cela semble compliqué, il faut ABSOLUMENT utiliser le “JE” afin de ne pas accuser, peut-être à tort, peut-être pas (là n’est pas la question), d’éviter de faire du mal psychologiquement à la personne et sur le long terme. Vous avez sûrement des souvenirs de votre enfance, de vos parents, de vos proches, de camarades de classes, de professeurs, etc… qui vous ont blessée, non ?

Ce qu’il faut essayer de faire le plus possible, c’est d’exprimer son ressenti par rapport à la situation :
“Quand il s’est passé cela, je me suis sentie…”, “j’ai ressenti….”, “j’ai cru que…”, “je n’ai pas aimé que…”, “j’aurais bien aimé que…”, “quand tu me dis cela, je me sens…”
Prenez un exemple récent et appliquez cette méthode. Et posez-vous la question : De votre point de vue, la situation aurait-elle pu être différente ? Aurait-elle pu mieux se passer ?

Rassurez-vous, si vous avez déjà vécu une situation avec le “TU”, vous pouvez toujours renouer le contact avec la personne concernée, en lui expliquant pourquoi vous avez réagi de cette façon tout en utilisant cette fois-ci le “JE”. Mais oubliez au plus vite cette mauvaise habitude du “TU” !

Si vous n’y arrivez pas, ce n’est pas grave, vous avez juste besoin d’un peu d’aide. Réservez votre Séance découverte gratuite de 30 min.

Luttez contre votre résistance “naturelle” au changement !

Résistance “naturelle” au changement

Depuis le 14 mars 2020, le gouvernement annonce chaque jour des consignes, de nouvelles règles, des interdictions, de terribles nouvelles…

Tout d’abord, la fermeture des restaurants, des cafés, des cinémas, des boutiques, bref tous les commerces dit “non-essentiels”. Ensuite le confinement pour 2 semaines, puis 2 mois… La fermeture des frontières, la restriction des sorties, des déplacements et des transports. Le nombre de personnes infectées et décédées qui augmente chaque jour de manière exponentielle, partout dans le monde…

Dans un premier temps, chacun a été abasourdi et a eu besoin de temps pour se remettre, s’habituer à cette nouvelle situation et l’accepter autant que possible à son niveau ou à son rythme.

Certains ont même refusé d’y croire, de voir la vérité en face et ont continué à faire comme si de rien n’était. D’autres se sont sentis complètement paniqués et se sont rués sur des produits de premières nécessités pour faire des réserves comme en temps de guerre… Ce comportement est typiquement lié à nos origines : notre côté “animal” refait surface (le famux “instinct de survie”), notre cerveau reptilien prend le contrôle. C’est un réflexe “naturel”, mais non “raisonné”.

Cette période de confinement et de pandémie à l’échelle mondiale est tout de même un coup de massue et une situation sans précédent ! C’est donc normal et humain d’être secoué, ébranlé, paniqué, déprimé, en colère ou d’avoir peur…

Pour autant, il ne s’agit pas de rester seul avec ses émotions négatives et dans l’immobilisme. Il faut continuer à avancer malgré tout.

Connaissez-vous la courbe du deuil ou la courbe du changement ?

Inspirée du modèle Kübker Ross*, cette courbe représente les différents stades émotionnels par lesquels passe une personne qui apprend une mauvaise nouvelle (perte d’un être cher, invalidité, perte de travail, divorce, perte de revenus/d’argent, chômage, incendie, guerre, confinement…).

* Selon Elisabeth Kübler-Ross (1969), après un diagnostic de maladie terminale, on observe « cinq phases du deuil » chez la personne malade :

  1. Le Déni
  2. La Colère
  3. Le Marchandage
  4. La Dépression
  5. L’Acceptation

Cela comprend également la mort d’un être cher, le divorce, la toxicomanie et l’infertilité.

La courbe du changement est sensiblement la même chose avec ses étapes émotionnelles à surmonter.

Courbe du Changement (Elisabeth Kübler Ross)

Il faut évidemment du temps pour passer par toutes ces phases émotionnelles, mais elles sont nécessaires, tel un processus de guérison d’une blessure plus ou moins profonde avant d’aller mieux et de commencer à envisager un avenir meilleur.

Donc prenez tout le temps qu’il vous faut pour “digérer” cette période inédite. Ne culpabilisez pas, chacun a besoin de plus ou moins de temps pour s’adapter et avancer. Et je le répète, c’est Humain.

Prenez soin de vous et de vos proches.

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Fixez vos objectifs de la semaine

3 objectifs de la semaine

En cette période de flottement, il est bon de vous fixer des objectifs à la semaine : cela vous oblige à garder le cap, vous évite de vous laisser aller et de procrastiner. Ainsi, vous pourrez avancer progressivement vers la réalisation de vos projets.

Pour cela, fixez-vous des objectifs chaque début de semaine : idéalement le lundi matin, mais ce peut être le dimanche soir si vous préférez. Prenez 10 minutes pour le faire et notez vos objectifs hebdomadaires sur votre agenda, votre calendrier ou votre planning. Vous pouvez en mettre un seul ou plusieurs, dans la semaine, du moment qu’ils soient SMART.

S : Spécifique (détaillé et explicite)

M : Mesurable (avec des résultats concrets ou chiffrés, donc évaluable)

A : Atteignable (adapté à vos possibilités intrinsèques (compétences, moyens…))

R : Réaliste (adapté à vos possibilités extrinsèques (ressources externes, contexte, environnement…))

T : Définis dans le Temps (avec une échéance à court terme idéalement, sinon à moyen terme)

Attention, je vous conseille de suivre la méthode « Kaizen », ou méthode des petits pas. Si votre objectif est trop ambitieux, découpez-le en petites étapes qui vous permettront d’atteindre cet objectif plus facilement et surtout sans vous décourager.

Alors prenez de quoi écrire et notez vos 3 objectifs de la semaine. Il est inutile d’en prévoir plus, au risque de vous disperser.

C’est à vous de jouer !

Organisez votre journée comme d’habitude

Organisation journée

En ces temps de confinement, il est important, que dis-je indispensable, de garder une organisation quotidienne avec une séparation bien claire entre la semaine et le week-end.

Le cerveau a besoin de repères, d’horaires, de limites et de cloisonnements.

C’est pourquoi, je vous recommande de suivre ces 8 conseils pour garder un rythme, plus souple, mais avec un cadencement qui va vous éviter de :

  • déprimer ou de paniquer,
  • de vous ennuyer,
  • de procrastiner,
  • de rester affalé.e sur votre canapé à gober la télévision ou faire des jeux vidéos (en gros, de devenir une larve…),
  • ou au contraire d’être débordé.e avec toutes ces “nouvelles” tâches : les devoirs des enfants (le “rôle” de l’enseignant), les enfants et votre conjoint.e à la maison (ensemble 24h/24 et 7j/7 pour le meilleur et pour le pire), le ménage, le rangement, le tri, la cuisine, les travaux à faire, le jardin, le linge…

Conseil n°1 :

Levez-vous à une heure régulière. Pas forcément trop tôt, mais suffisamment pour pouvoir profiter de votre matinée. Pour vous, mais aussi pour vos enfants. Vous devez garder un rythme. Ce peut être 7h en semaine et 9-10h le week-end. Cependant, pour les enfants, vous pouvez le lever un peu plus tard.

Conseil n°2 :

Préparez-vous comme si vous alliez au travail. Ne restez surtout pas en pyjama, sinon vous risquez de ne pas faire grand chose de très constructif.

Conseil n°3 :

Planifiez votre journée. De manière générale, planifiez votre semaine et chaque jour. Cloisonnez autant que possible les temps de télé-travail, les temps de devoirs avec vos enfants, les temps de pause pour tous, les temps pour vous seul.e, les temps de détente en famille, les temps des repas et goûters…

Conseil n°4 :

Fixez les limites en famille. Chacun doit prendre conscience de la situation et des besoins de chacun : silence pour travailler, partage de l’ordinateur, temps de détente/de travail, participation à la vie de famille, repos…

Conseil n°5 :

Chacun doit avoir un espace de travail bien identifié. Si possible, l’espace de travail doit rester pour le travail : évitez d’être tous sur la table du salon pour jouer, travailler, manger… Si vous le pouvez, aménagez-vous un petit coin cosy rien qu’à vous. Idéalement au calme, dans une pièce séparée.

Conseil n°6 :

Adaptez votre rythme. A cas exceptionnel, rythme exceptionnel. Il ne s’agit pas de travailler comme en temps normal. Ralentissez, tout en vous fixant les objectifs le plus importants dans les prochaines semaines. Evaluez ce qui doit être maintenu et ce qui doit être reporté. Ne culpabilisez pas, c’est une situation sans précédent. Tout le monde est dans le même cas. De même, faites une activité ou une longue tâche par jour et pas tout en même temps.

Conseil n°7 :

Bougez. Ce n’est pas toujours simple et cela dépend où vous habitez. Si vous êtes en campagne, c’est facile pour prendre l’air, marcher, faire du sport ou des jeux d’extérieur, faire du jardin… C’est déjà plus compliqué si vous habitez en ville. Vous pouvez néanmoins faire du sport à la maison (applications, nombreuses vidéos sur les réseaux sociaux, vos mouvements de gym habituels…), prendre l’air à votre fenêtre, sur votre balcon ou si vous avez la chance d’avoir un bout de gazon, ou encore en allant faire vos courses ou en faisant le tour de votre pâté de maison. Mais surtout ne restez pas immobile. Même ranger, faire le ménage ou descendre les poubelles est une activité en soi.

Conseil n°8 :

Couchez-vous à heure fixe également. Pas trop tard, pour dormir suffisamment et bien récupérer. Pour vous, mais aussi pour vos enfants. Vous devez garder un rythme. Ce ne sont pas les vacances ! Différenciez l’heure de coucher de la semaine et du week-end.

Avec ces 8 conseils, il sera plus facile de reprendre le cours de la vie que d’attendre que la crise passe sans rien faire.

Vous êtes angoissée ? Respirez !

Respiration

Depuis quelques jours, confinée à la maison, vous ressentez un malaise, un mal-être, comme une sorte d’angoisse qui monte peu à peu…

Peur de devoir encore rester à la maison indéfiniment ? Manque d’air ? Manque d’oxygène ? Manque d’exercice ? Manque de “vrais” contacts ? Peur du silence et des rues vides ? Une absence de “vie” qui vous paralyse et vous déprime ?

C’est tout à fait normal de ressentir cela ! Nous sommes avant tout des êtres humains, des êtres de chair, avec des émotions, avec le besoin de sentir et ressentir les choses, le besoin de toucher, le besoin de voir, le besoin d’appartenance, le besoin de communication, le besoin de contacts.

Pas de panique. Il suffit de vous poser un instant et de vous recentrer sur votre respiration.

Pour cela, faites 5 minutes de cohérence cardiaque :

  • asseyez vous, les pieds bien posés au sol, bien ancrée, le dos bien droit,
  • essayez de vous relâcher,
  • inspirez profondément pendant 5 secondes,
  • expirez profondément pendant 5 secondes,
  • 6 fois par minute durant 5 minutes,
  • faites-le idéalement 3 fois par jour, mais aussi souvent que vous le souhaitez et surtout lorsque vous en ressentez le besoin.

Respirer profondément signifie :

  • bien gonfler votre ventre et votre poitrine lors de l’inspiration,
  • et bien évacuer l’air de votre ventre et de votre poitrine lors de l’expiration.

Le but est de retrouver un état de calme, d’apaisement et de sérénité.

Pour cela il existe des applications sur smartphone très bien faites et où vous n’avez juste qu’à suivre le mouvement d’une bille, d’une vague et/ou la musique, telles que : Respirelax+, CardioZen ou Kardia.

L’avantage, c’est que vous pouvez le faire partout. Et cela ne prend que 5 petites minutes.

Essayez, vous verrez, vous vous sentirez bien mieux.

Une dose d’énergie chaque matin !

5 rites tibétains

Avec ce confinement, il est plus difficile de faire de l’exercice à l’extérieur, surtout pour les citadines comme moi.

Vous vous sentez molle, sans énergie, fatiguée?

Alors il faut faire différemment de d’habitude pour vous “bouger” et vous organiser des petites séances de sport ou de gym douce à domicile pour :
– garder votre vitalité, votre forme, votre tonus,
– oxygéner vos cellules (pensez à ouvrir la fenêtre),
– éviter aux muscles de s’atrophier.

Mon conseil “Dose d’énergie” :

Dès le matin au réveil, avant le petit déjeuner, faites les 5 Rites Tibétains.
Il s’agit de 5 mouvements de gym douce, un peu comme du yoga, pour réveiller et énergiser votre corps.
A répéter 5 fois chacun, tout en veillant à bien respirer (inspiration sur les étirements, expiration sur les relâchements).
Votre matériel : un tapis ou une serviette, un bouteille d’eau, une tenue confortable

Je vous offre les fiches détaillées qui expliquent comment faire.

Prenez soin de vous et de vos proches… en ayant la pêche !